26.08.2008

Brèves I

Le bruissement des feuilles dans le vent

le chant des petites filles

eidem trompes-la-mort

et d'une main distante

tracer le souvenir de ce qui

ne s'en est pas encore allé.

 

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Un cafard ronge la corde qui retient

mon assemblage de rêves dociles

une araignée tisse ma croix

un martyr rit de moi

dans le ciel des grandes villes

les oiseaux sont des chiens.

 

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Une fontaine boit mon sang

trois-quatre litres à la fois

brûlants et froids

une sangsue crache mon âme --

il y a de ces instants

où l'on est attaché aux flammes.

 

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Remettre le sens à plus tard

ces jours ne veulent rien dire

le chien-poète ailé-errant

ne peut plus être cohérent

il met à sac son empire

et cherche dieu au hasard.

 

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J'étais à la fenêtre

les cendres soutenues par l'air

restaient à ma hauteur

j'avais envie de déposer

ma cigarette ma main

m'assoir dans le vide.

 

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Des murmures faire le deuil

anguille de lumière

insertion de la mort

dans des couloirs coffres-forts

devant les barreaux hésiter

s'engager plus avant.

 

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Le sable me ramène

à la terre de mes rêves

j'ai signé

pour l'oubli

la poussière

l'instant figé d'un oeil coulant sec.

 

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Vaguement resserée sur l'arme

ma joue me dit

attend le jour

et plus loin sous les arbres

on mange à midi

on meurt à rebour.

 

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Mes piliers d'étamines

mes drogues mes passes-droit

l'éternel instant fixe

au lieu des tempêtes

cette immobile volute

qui appelle.