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03.07.2009
Balcon des déserts
Et sur tous les tableaux
s'épanchaient bien des cygnes
leur sang à la traîne
sur ma banquise de chair
C'était l'été l'été lourd
et prêt à choir
une grande bascule une bassine
et mes tripes sur chaque trottoir
J'avais cette masse en tête
grouillante comme l'abandon d'un navire
et dont l'odeur lorsque s'ouvrait l'orifice
faisait penser à quoi disons à la mort
Précoce et presque sans douleur
l'horizon moite tel un creux
par-delà la barrière
du balcon de mes déserts
Car le soleil cuisait la peau
au matin incongru
il prenait chaque muscle
pour le réduire à la cendre
Et faisait sans un bruit
à l'exception de la route
mal ici ici à ce qui
n'a pas vraiment de nom à lui
11:24 Publié dans Les lettres de jade | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie